L’éclairage et la signalisation sont des éléments essentiels de la sécurité routière. Ils permettent de voir la route mais également d’être vu par les autres usagers. Ce principe est d’ailleurs au cœur du contrôle technique et du Code de la route : « Voir et être vu ».
La majorité des défauts concernant l’éclairage entraînent une contre-visite. Pourtant, quelques minutes suffisent pour vérifier le bon fonctionnement de vos feux avant de vous présenter au contrôle technique.
Les règles à vérifier sur tous les feux
Quel que soit le type de feu, quatre points doivent être contrôlés :
- le bon fonctionnement de l’ampoule ;
- la bonne fixation du feu ;
- la bonne couleur d’éclairage ;
- le bon état du cabochon.
Le cabochon est la partie transparente ou colorée qui diffuse la lumière. Généralement en plastique blanc, rouge ou orange, il ne doit pas être cassé, fissuré ou fortement détérioré.

Conseil : profitez-en pour remplacer toute ampoule grillée avant votre contrôle technique. C’est une réparation simple qui peut vous éviter une contre-visite.
Les éclairages à l’avant du véhicule
Les phares : feux de croisement et feux de route
Les phares permettent d’éclairer la chaussée. Ils comprennent notamment :
- les feux de croisement (appelés aussi « codes ») ;
- les feux de route (appelés aussi « pleins phares »).
Leur réglage et leur fonctionnement font l’objet d’un contrôle précis.
👉 Nous vous invitons à consulter notre tutoriel complet consacré aux phares, dans lequel nous expliquons en détail leur fonctionnement, leur réglage et les vérifications à effectuer.
Les feux de position avant
Les feux de position sont généralement intégrés dans les optiques avant.
Ils sont :
- au nombre de deux ;
- de couleur blanche.
Ils s’allument grâce au commodo ou au bouton rotatif des éclairages. Si votre véhicule ne possède qu’une seule position d’allumage, placez-le sur feux de croisement.

Ces feux servent principalement :
- à être visible lorsque la luminosité diminue ;
- à matérialiser le gabarit du véhicule la nuit, notamment si un feu de croisement est défectueux.
Les clignotants avant
Le véhicule possède deux clignotants avant de couleur orange.
Sur de nombreux véhicules, la couleur orange provient directement de la peinture déposée sur l’ampoule. Avec le temps et la chaleur, cette peinture peut s’écailler.
Résultat : le clignotant devient blanc au lieu d’être orange, ce qui constitue une anomalie pouvant entraîner une contre-visite.

Les antibrouillards avant

Les antibrouillards avant sont constitués de deux projecteurs de couleur blanche.
Leur réglage en hauteur est souvent imparfait mais n’entraîne pas de contre-visite.
En revanche, les points suivants sont contrôlés :
- ampoule grillée ;
- glace ou cabochon cassé ;
- mauvaise fixation.
Ces défauts sont soumis à contre-visite.
Pourquoi sont-ils importants ?
Le Code de la route prévoit que lorsqu’un véhicule est équipé d’antibrouillards avant et qu’un feu de croisement est défaillant, le conducteur doit utiliser ses antibrouillards avant afin de conserver un éclairage suffisant de la chaussée.
C’est notamment pour cette raison que leur bon fonctionnement est contrôlé.
Les feux de jour (feux diurnes)

Les feux de jour permettent d’améliorer la visibilité du véhicule pendant la journée.
Ils fonctionnent uniquement lorsque tous les autres éclairages sont éteints.
Pour les vérifier :
- mettez tous les éclairages sur la position OFF ;
- démarrez le véhicule si nécessaire.
Tous les véhicules n’en sont pas équipés, mais lorsqu’ils sont présents, ils sont contrôlés au contrôle technique et peuvent entraîner une contre-visite en cas de défaut.
Les éclairages latéraux

Selon le véhicule, vous pouvez trouver :
- des clignotants latéraux ;
- des feux de position latéraux ;
- des catadioptres latéraux.
Les feux de position latéraux et les catadioptres bénéficient de certains allégements réglementaires selon les véhicules.
En revanche, les clignotants latéraux doivent impérativement :
- fonctionner correctement ;
- être solidement fixés ;
- éclairer en orange.
Les feux de gabarit

Les fourgons, camping-cars et autres véhicules de grand gabarit possèdent généralement des feux de gabarit.
On retrouve normalement :
- deux feux blancs à l’avant ;
- deux feux rouges à l’arrière.
Sur certains véhicules, un seul ensemble lumineux regroupe le feu avant et arrière du même côté.
Ces feux permettent aux autres usagers d’apprécier les dimensions du véhicule.
Les catadioptres
Les catadioptres ne produisent pas de lumière.
Ils réfléchissent celle des phares des autres véhicules afin de signaler votre présence lorsque les feux sont éteints ou lorsqu’une panne électrique survient.
Ils sont particulièrement utiles lorsque le véhicule est stationné de nuit.
Les éclairages à l’arrière

À l’arrière du véhicule, on retrouve généralement :
Les feux de position
- Deux feux rouges.
Les clignotants
- Deux feux orange.
Le feu antibrouillard arrière
- Au minimum un feu rouge situé à gauche.
Attention si un feux de brouillard est aussi présent à l’arrière droit celui-ci est contrôlé, donc s’il est cassé, mal fixé, … une contre-visite pourrait être déclarée.
L’éclairage de plaque d’immatriculation
Il est souvent constitué de deux petites ampoules.
Vérifiez que :
- les ampoules fonctionnent ;
- les cabochons sont présents.
Ces derniers diffusent correctement la lumière mais protègent également les ampoules contre l’humidité.
Après tout, l’eau et l’électricité ne font jamais bon ménage !
Les feux stop
Le véhicule possède :
- deux feux stop rouges ;
- un troisième feu stop situé au centre.
Certains véhicules anciens ne disposent pas d’un troisième feu stop d’origine.
Pas d’inquiétude : le contrôleur technique connaît les dates d’obligation de cet équipement. C’est un véritable historien de l’automobile !
Les catadioptres arrière
Deux catadioptres rouges sont généralement installés sur le pare-chocs. ils peuvent aussi être incorporé dans les feux arrières.
Astuce : en passant une lampe torche sur les catadioptres on peut distinguer la réflexion de la lumière.
Les feux de recul
Ils sont de couleur blanche.
Bonne nouvelle : les feux de recul sont les seuls feux dont le non-fonctionnement n’entraîne pas de contre-visite.
En revanche, leur fixation et leur couleur restent contrôlées.
Les feux de détresse (Warnings)
Les feux de détresse, également appelés warnings, doivent pouvoir être actionnés :
- moteur arrêté ;
- moteur en marche.
Cette fonction est obligatoire et fait partie des vérifications du contrôle technique.

Attention aux accessoires ajoutés
Vous avez installé vous-même :
- des feux de jour ;
- des feux de position supplémentaires ;
- un troisième feu stop ;
- ou tout autre dispositif lumineux ?
Même s’ils ne sont pas montés d’origine par le constructeur, ils seront contrôlés au contrôle technique.
Ils devront donc respecter les mêmes exigences de fonctionnement, de fixation et de couleur que les équipements d’origine.
Petite astuce pour vérifier vos feux stop lorsque vous êtes seul
Pas toujours facile de contrôler les feux stop sans aide !
Voici deux astuces simples :
- reculez doucement devant la vitrine d’un magasin ou une surface réfléchissante afin d’observer l’allumage des feux stop ;
- utilisez un manche (balai, par exemple) coincé entre la pédale de frein et le siège conducteur. En avançant légèrement le siège, le manche appuiera sur la pédale, ce qui vous permettra de vérifier directement vos feux à l’arrière.
En résumé
Un simple contrôle visuel de quelques minutes permet souvent d’éviter une contre-visite.
Avant votre rendez-vous, prenez le temps de vérifier :
- toutes les ampoules ;
- la couleur des feux ;
- les cabochons ;
- les fixations ;
- les catadioptres ;
- les warnings.
Ces quelques vérifications améliorent non seulement vos chances de réussir votre contrôle technique, mais contribuent également à votre sécurité et à celle des autres usagers de la route.
