Changement d’heure : 3 problèmes d’éclairage qui mettent en danger les automobilistes

Contrôle technique
26 octobre 2026

Chaque année, au lendemain du changement d’heure, les déplacements de nuit deviennent plus fréquents. Les trajets domicile-travail se font désormais dans l’obscurité, et les défauts d’éclairage des véhicules deviennent beaucoup plus visibles… mais aussi beaucoup plus gênants !

Un mauvais éclairage ne nuit pas uniquement au conducteur du véhicule concerné : il peut également mettre en danger tous les usagers qui le croisent ou le suivent.

Lorsqu’un automobiliste est ébloui par des phares mal réglés, gêné par un clignotant trop puissant ou surpris par un véhicule insuffisamment visible, il doit mobiliser une partie de son attention pour comprendre la situation. Cette attention n’est alors plus entièrement disponible pour surveiller le reste de la circulation, les piétons, les cyclistes ou les autres véhicules.

Chez Obringer, nous souhaitons attirer votre attention sur trois problèmes d’éclairage particulièrement fréquents. Le troisième est sans doute le plus spectaculaire… et pourtant, il passe souvent inaperçu pour le conducteur concerné.

1. Les ampoules de signalisation grillées ou de mauvaise couleur

Feux stop, feux de position, clignotants, feux de recul… Tous ces dispositifs permettent aux autres usagers de comprendre les intentions d’un conducteur et d’anticiper ses manœuvres.

Lorsqu’une ampoule est grillée, c’est une information essentielle qui disparaît. Un feu stop défectueux peut empêcher le conducteur qui suit de percevoir immédiatement un freinage. Un clignotant hors service peut rendre un changement de direction beaucoup plus difficile à anticiper.

Mais un autre phénomène est moins connu : les ampoules de clignotant vieillissent et peuvent perdre leur coloration orange.

Avec le temps, certaines ampoules deviennent plus pâles, jusqu’à produire une lumière presque blanche lorsqu’elles sont allumées. Le signal perd alors sa couleur réglementaire et peut devenir particulièrement agressif pour les yeux, notamment la nuit.

La couleur des feux n’est pas un simple détail esthétique : elle permet d’identifier rapidement leur fonction. Un clignotant doit rester clairement identifiable comme un signal orange, sans provoquer de confusion ni de gêne inutile.

Le bon réflexe : vérifiez régulièrement le fonctionnement de tous vos feux, leur couleur et leur état. Une ampoule qui fonctionne encore n’est pas nécessairement une ampoule en bon état.

2. Les feux de jour : attention à ne pas oublier les feux de croisement !

Les feux de jour sont conçus pour améliorer la visibilité d’un véhicule pendant la journée. Ils s’allument souvent automatiquement au démarrage, ce qui peut donner au conducteur l’impression que l’ensemble de son éclairage est activé.

C’est là que le piège se referme.

En ville, sous un éclairage public important, certains automobilistes ne remarquent pas qu’ils roulent uniquement avec leurs feux de jour. Lorsqu’ils quittent l’agglomération pour rejoindre une route moins éclairée, ils continuent parfois leur trajet sans allumer leurs feux de croisement.

À l’avant, leur véhicule reste visible grâce aux feux de jour. Mais à l’arrière, les feux rouges de position ne sont généralement pas allumés avec les seuls feux de jour.

Conséquence : un véhicule qui arrive derrière eux peut découvrir beaucoup trop tard la présence de cette voiture, particulièrement sur une route sombre, par mauvais temps ou dans une zone peu éclairée.

Le danger est d’autant plus important que le conducteur du véhicule concerné peut parfaitement avoir l’impression d’être correctement éclairé, puisqu’il voit de la lumière à l’avant de sa voiture.

Le bon réflexe : dès que la luminosité diminue, allumez vos feux de croisement. Ne vous fiez pas uniquement à l’éclairage automatique ni à la lumière visible sur votre tableau de bord. Vérifiez que votre véhicule est également visible à l’arrière.

3. Les feux de croisement qui éblouissent : le problème que tout le monde subit

C’est probablement la gêne lumineuse la plus flagrante sur nos routes : ces véhicules qui arrivent en face et dont les phares semblent éclairer directement nos yeux.

On accuse souvent les nouveaux phares à LED, réputés plus puissants que les anciens systèmes d’éclairage. Leur intensité peut effectivement accentuer la gêne ressentie. Mais il existe une autre cause majeure : le mauvais réglage des feux de croisement.

Des phares trop hauts, même sur des véhicules récents

Les feux de croisement doivent éclairer suffisamment loin devant le véhicule tout en évitant d’éblouir les usagers venant en sens inverse.

Lorsqu’ils sont réglés trop haut, leur faisceau lumineux remonte vers les yeux des conducteurs qui arrivent en face. La gêne est alors particulièrement importante la nuit, lorsque les yeux sont adaptés à l’obscurité.

Le problème peut concerner des véhicules récents, qui n’ont encore jamais passé leur premier contrôle technique. En France, le premier contrôle technique périodique d’une voiture particulière intervient au cours des six mois précédant le quatrième anniversaire de sa première mise en circulation.

Le réglage des phares peut pourtant se dégrader avant cette échéance, à la suite d’un choc, d’une intervention mécanique, d’un remplacement d’ampoule ou simplement d’un mauvais réglage initial.

Il serait donc imprudent d’attendre le premier contrôle technique pour s’assurer que ses phares éclairent correctement.

L’éblouissement provoque deux moments d’obscurité

Lorsqu’un véhicule équipé de phares très éblouissants arrive en face, le conducteur qui le croise peut subir une véritable perte temporaire de visibilité.

Le premier moment difficile survient pendant l’éblouissement : la lumière intense perturbe la vision et masque une partie de l’environnement routier.

Le second apparaît lorsque le véhicule éblouissant est passé : les yeux doivent retrouver leur capacité à percevoir les détails dans l’obscurité.

Pendant ces quelques instants, un piéton, un cycliste, un obstacle ou un virage peuvent devenir beaucoup plus difficiles à distinguer.

C’est pourquoi un mauvais réglage des phares ne constitue pas seulement un inconfort. Il peut compromettre directement la sécurité des autres usagers de la route.

Des phares jaunis ou ternes peuvent également éblouir

Il existe un autre phénomène, particulièrement fréquent sur les véhicules de plus de dix ans : le vieillissement des optiques de phares.

Sur de nombreux véhicules, la partie transparente des phares est fabriquée en matière plastique. Avec le temps, l’exposition aux UV et les conditions de stationnement, cette surface peut se ternir, se micro-rayer ou jaunir.

Ce vieillissement altère la transmission et la répartition de la lumière. Le faisceau peut devenir moins homogène, avec une lumière plus diffuse et une gêne accrue pour les conducteurs qui arrivent en face.

Ce phénomène se remarque souvent à l’approche du véhicule, lorsque la lumière devient particulièrement agressive, alors qu’à distance, le défaut est parfois moins évident.

L’astuce Obringer : si vos optiques sont jaunies ou ternes, il n’est pas forcément nécessaire de remplacer immédiatement les phares. Un professionnel peut parfois leur redonner de la transparence grâce à une rénovation adaptée, souvent appelée « lustrage des phares ». Il pourra également vérifier si leur état permet de conserver un éclairage efficace et conforme.

Attention toutefois : si les optiques sont trop dégradées ou endommagées, leur remplacement peut être nécessaire.

Contrôle technique : un éclairage efficace, c’est aussi une question de sécurité

Le contrôle technique permet notamment de vérifier l’état et le fonctionnement des dispositifs d’éclairage et de signalisation, ainsi que le réglage des feux lorsque cela est applicable.

Mais la sécurité ne doit pas attendre le prochain rendez-vous réglementaire.

Un feu grillé, un clignotant décoloré, des feux de jour utilisés seuls dans l’obscurité ou des phares mal réglés sont autant de problèmes qui peuvent gêner les autres conducteurs et augmenter les risques sur la route.

Avec le retour des trajets nocturnes après le changement d’heure, prenez quelques minutes pour vérifier votre éclairage. Faites contrôler vos phares si vous avez un doute sur leur réglage ou si vous constatez un éblouissement inhabituel.

Chez Obringer, nous défendons une conviction simple : un contrôle technique juste contribue à des véhicules plus sûrs pour tous.

Parce que bien voir, c’est essentiel. Mais ne pas éblouir les autres, c’est tout aussi important.

Obringer – Le contrôle technique, pour une route plus sûre.